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Article Créateurs d'entreprise Chaine Espoir Mars 2008. Article Franchise Mag Juin 2008. Actualité franchise Directe Mai 2008.
Pays de la Loirelundi 31 août 2009Happy Cash a des idées à revendre![]() Depuis ses bases vendéennes, Sébastien Maigre surfe sur la vague de la revente des produits d'occasion. Jeune entreprise d'achat-vente de produits d'occasion, la société s'est développée rapidement dans tout l'Ouest. Depuis ses bases vendéennes.Petit dernier dans l'achat-vente de produits d'occasion, Happy Cash connaît une croissance fulgurante dans l'Ouest. Basée à Sainte-Hermine (Vendée), l'entreprise est l'une des rares à ne pas être touchée par la crise, bien au contraire.
Sébastien Maigre est son heureux fondateur. Créée en 2002, l'entreprise compte déjà vingt boutiques, de Royan à Saint-Brieuc en passant par Paris. Le concept n'est pas tout neuf mais Happy Cash a su se distinguer pour se faire un nom. En 1997, Sébastien Maigre, pilote dans l'aviation d'affaires, décide de changer de voie et se fait embaucher chez l'australien Cash Converters, n° 1 mondial du commerce de produits d'occasion. Il prend la direction d'un magasin franchisé à La Rochelle. « En deux mois, je suis passé de pilote à chef d'entreprise », se souvient-il. Très vite, l'entreprise éprouve des difficultés à s'adapter au marché français. Plusieurs petits nouveaux font leur apparition et Sébastien Maigre suit d'abord Easy Cash. Il se retrouve à gérer un autre magasin franchisé, de 300 mètres carrés seulement. En désaccord avec la façon de faire d'Easy Cash, il rachète discrètement 60 % d'un troisième concurrent encore plus petit, toujours à La Rochelle. Et le chiffre d'affaires du magasin (80 mètres carrés seulement) est multiplié par trois. Le voilà convaincu de reprendre le concept à son compte, en y ajoutant sa touche personnelle. Happy Cash s'est donc vite différencié par la petite taille des magasins et leur situation en centre-ville. « Cela permet de faire des investissements moindres et facilite la mise en place des franchises. » Très vite, Sébastien Maigre s'aperçoit aussi que le secteur le plus rentable est celui de l'électronique : téléviseurs, hi-fi, DVD, CD... Si certains magasins font aussi du bricolage, du sport ou encore de la bijouterie, la plupart se sont ainsi spécialisés. L'entreprise compte sur un chiffre d'affaires de 12,5 millions d'euros en 2009. Dès la rentrée, plusieurs boutiques vont ouvrir, aux Sables-d'Olonne notamment. En tout, une dizaine devrait être lancée prochainement. Happy Cash a développé depuis un an un partenariat avec la Chaîne de l'espoir, une association qui offre des opérations de chirurgie cardiaque à des enfants venus de pays défavorisés. En achetant, en troquant ou tout simplement en faisant un don, il est proposé à tous les clients d'aider l'association. Pauline de SAINT-REMY.
A la une
mardi 29 décembre 2009 Commerce. Après Noël, on change, échange, voire revend : pas de cadeau pour les cadeaux en trop
Le service après-vente du Père Noël
![]() Les cadeaux défectueux ou endommagés ne constituent pas les retours les plus nombreux, reviennent surtout les doublons et les erreurs de casting. Photo Nathalie Bourreau
Dès samedi 26 décembre, les services après-vente des commerces nantais ont été fortement sollicités
À peine closes les agapes de Noël, voici les boutiques et grands magasins de modes et accessoires, les bijouteries, les supermarchés culturels... pris d'assaut par les déçus du Père Noël. Matériel défectueux : rare ; style ou taille d'un vêtement ou d'un bijou inadaptés : plus fréquent ; livre, CD ou DVD en double : habituel.
« Dans la région nantaise les consommateurs semblent avoir conservé une certaine retenue sur le motif de leur retour, sourit Irvine Lance, cogérant de Happy Cash à Rezé. Ils ont l'objet en double disent-ils... la véritable raison est souvent le désintérêt d'un cadeau offert par un père, une grand-mère ou un lointain cousin... ».
Cash ou échange ?
Depuis Noël chez Happy Cash, l'argent liquide circule beaucoup dans le sens « magasin-client » car ici on paye cash et immédiatement, « notre avantage sur les sites Internet qui proposent le même service, » insiste Irvine Lance. « 90 % de nos clients proposent un CD, un coffret DVD, des enceintes Hi-Fi et en veulent des espèces ». Certains privilégient l'échange comme ce couple qui propose à Irvine Lance un coffret « Caméra Café » toujours sous cellophane : 30 €. Ajouté à la reprise d'une console de jeu âgée de quelques mois et une palanquée de jeux vidéos, le couple obtient un bon d'achat de 170 € à valoir sur une nouvelle console de jeux. « Je ne leur aurais donné que 125 € s'ils avaient préféré du cash, » explique Irvine Lance.
« Utilisez la hotline ! »
Mauvaise image des numéros de téléphone qui permettent d'obtenir une aide à distance ? Goût de la clientèle pour le contact lorsqu'ils ont reçu un cadeau coûteux ? À la Fnac Nantes, Christophe Waterkeyn, responsable du SAV, est venu renforcer ses collaborateurs au comptoir :
« Trop peu de clients utilisent la hotline, ce qui réduirait la file d'attente au comptoir ».Selon lui, beaucoup de clients se déplacent inutilement faute d'avoir demandé conseil par téléphone. « Depuis samedi les clients affluent au magasin. Beaucoup repartent avec le produit car ils n'avaient pas compris le fonctionnement d'un ordinateur, d'un lecteur MP3, d'un home cinéma... ».
À la Fnac toujours, rayon littérature, Julie sourit : « Samedi un monsieur m'a rapporté deux exemplaires du dernier best-seller de Dan Brown : il en avait eu trois au pied du sapin. C'est symptomatique, d'une part du succès de cet auteur ; d'autre part du manque de concertation familiale ». La liste au Père Noël ne devrait pas être l'apanage des enfants !
Jean-Pascal Hamida, avec Alice Meker
Loire-Atlantique mercredi 23 décembre 2009 CONSOMMATION. Acheter ses présents moins cher ou en offrir plus pour le même prix Cadeaux d'occasion : la fin d'un tabou
Les magasins spécialisés dans l'achat-vente de produits d'occasion constatent des chiffres d'affaires en nette hausse avant les fêtes. Photo AJ Contexte économique oblige, le phénomène gagne du terrain sur Internet ou dans les dépôts-ventes. Comment continuer à faire autant de cadeaux pour Noël tout en dépensant moins ? Ils sont de plus en plus nombreux à avoir trouvé la réponse : en achetant des cadeaux d'occasion ! Un livre déjà lu, un DVD déjà regardé, un vêtement déjà porté ou un jouet déjà passé entre les mains d'un autre enfant. Selon une étude du cabinet de conseil Deloitte, près d'un tiers des Français va offrir des cadeaux de seconde main pour les fêtes. « Il n'y a plus aujourd'hui de pression, d'hésitation qui interdirait d'offrir des cadeaux d'occasion », relève le sociologue Gérard Mermet.
Les premiers à bénéficier de cette nouvelle tendance boostée par la crise et la baisse du pouvoir d'achat ? Les sites Internet proposant la vente de produits d'occasion, comme e-Bay ou Priceminister. « Cela fait deux ans que le phénomène prend de l'ampleur », note Olivier Mathiot, cofondateur de PriceMinister. Le site a vu son chiffre d'affaires augmenter de 50 % entre la mi-novembre et la mi-décembre, comparé à septembre, et de 25 % par rapport à la même période de l'année dernière. Les magasins de matériels d'occasion et les dépôts-ventes tirent aussi leur épingle du jeu. Le chiffre d'affaires de l'enseigne Happy Cash, à Nantes, affiche une hausse de 20 %. « Beaucoup de clients calculent leur enveloppe globale pour les cadeaux. Acheter des cadeaux d'occasion, c'est la garantie d'avoir plus de cadeaux pour la même valeur. Ça se démocratise de plus en plus », observe Mickaël Gallou, cogérant de cette boutique qui rachète les produits directement aux particuliers. Il estime qu'en fonction des articles, les étiquettes affichent de - 20 % à - 70 % du prix du neuf.
De quoi réaliser des économies non négligeables. « Mais, en cette période, nous ne pouvons pas fournir tous les produits. Une console de jeux comme la Wii, par exemple, ça part immédiatement. Je la garde rarement plus d'une demi-heure en magasin. En décembre, on me demande aussi des jouets, mais comme je n'en fais pas le reste de l'année, c'est difficile d'en rentrer juste pour deux ou trois semaines », précise Mickaël Gallou.
Vive le vintage !
Son collègue de Cash Express, lui, observe un pic d'activité avant chaque période festive : Saint-Valentin, fêtes des pères et des mères, Noël... Il analyse cet engouement par la possibilité pour les acheteurs de trouver des produits qui n'existent plus. « Là, j'ai une montre ancienne Omega, qui n'est plus fabriquée. À côté, j'ai des bijoux Biche de Bère. L'entreprise a fermé en 2007, mais il reste beaucoup d'amateurs de leurs différentes collections. Pareil pour tout ce qui touche aux années 70. Le côté vintage, collector, ça plaît beaucoup », assure Laurent Barbe, directeur adjoint du magasin.
Anne Bosshardt tient le dépôt-vente Le Plan troc, spécialisé dans les vêtements d'enfants et de femmes enceintes. Pour elle, « le cadeau d'occasion, c'est aussi un état d'esprit au niveau écologique. Ça permet de donner une seconde vie à un vêtement ou à un objet ». Tous les professionnels de la revente sont en tout cas unanimes sur un point : le produit, même d'occasion, doit être en bon état.
Jérôme Jolivet
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